GIRLHOOD

JEUNESSE

(Texte original en français ci-dessous)

GIRLHOOD đŸ€Ž La collection qui a inspirĂ© ce texte.

Lorsque je voyage, j'essaie toujours de respecter la culture locale. C'est pourquoi je m'habille de façon plus sobre et ne porte pas forcĂ©ment les mĂȘmes vĂȘtements qu'au Canada. Cela dit, il m'est arrivĂ© quelque chose en voyage, et j'ai rĂ©alisĂ© Ă  quel point mon attitude Ă©tait inappropriĂ©e.

Voilà ce qui s'est passé : je suis venue dans ce pays avec mon copain pour cinq mois afin de surfer, de rencontrer des locaux et de découvrir la culture. Nous vivons chez une famille d'accueil et un homme du pays travaille pour eux ; il vient donc nous voir tous les jours. Forcément, on discute, on apprend à se connaßtre. Il est sympa. On est devenus amis.

Un jour, je rentre du surf, j'Ă©tends mon chapeau et mon short de bain sur la corde Ă  linge, et lĂ  mon « ami » (enfin, le type que je croyais ĂȘtre mon ami, parce que soyons clairs, j'ai un copain et il le sait) me donne une tape sur les fesses. ImmĂ©diatement, je rĂ©agis : Mais qu'est-ce que tu fais ? Tu n'as pas le droit de me toucher comme ça !

Les jours suivants, je l'ignore. Je suis prisonniĂšre de mes pensĂ©es, repassant la scĂšne en boucle. Était-ce ma faute ? Ai-je envoyĂ© de mauvais signaux ? Lui ai-je laissĂ© croire que nous Ă©tions plus que des amis ? J’en parle avec mes amies et je me rends compte Ă  quel point nous, les femmes, avons tendance Ă  nous culpabiliser dans ce genre de situations. Elles m’ont aussi confiĂ© avoir vĂ©cu des moments similaires, oĂč elles ont ressenti exactement la mĂȘme chose.

En y rĂ©flĂ©chissant, je vois Ă  quel point ce problĂšme est profondĂ©ment ancrĂ© dans notre sociĂ©tĂ©. On nous a conditionnĂ©s Ă  croire que c'est de notre faute alors qu'en rĂ©alitĂ©, cela ne devrait jamais ĂȘtre le cas. Et quand je regarde l'histoire, je me rends compte que ce n'est pas si surprenant


Il n'y a pas si longtemps, nos grands-mĂšres ne pouvaient mĂȘme pas ouvrir un compte bancaire sans l'autorisation d'un homme. Parfois, je pense que nous oublions les efforts considĂ©rables que les femmes qui nous ont prĂ©cĂ©dĂ©es ont dĂ» dĂ©ployer pour que nous puissions vivre aussi librement qu'aujourd'hui. Et au fil de mes voyages, je constate que ce combat est loin d'ĂȘtre terminĂ©. Dans de nombreux endroits, les femmes vivent encore sous les mĂȘmes restrictions que nos grands-mĂšres il y a peu.

Être une femme aujourd'hui, c'est vivre avec d'innombrables malaises inexprimĂ©s. Je ne sais pas pour vous, mais j'ai souvent utilisĂ© les vĂȘtements pour me cacher , pour me rendre invisible au regard masculin, car j'avais l'impression que dĂ©voiler ne serait-ce qu'un peu trop de peau poserait problĂšme . Mais non. Plus maintenant. Aujourd'hui, j'assume pleinement ma fĂ©minitĂ©.

Cette collection est plus fĂ©minine que d'habitude car je refuse de me cacher par peur du regard masculin dĂ©placĂ© . C'est une façon pour moi de sortir de ma zone de confort, d'affirmer pleinement mon style et de porter mes crĂ©ations avec assurance. Nous ne nous habillons pas pour plaire aux hommes. Nous nous habillons pour nous-mĂȘmes , pour nous sentir bien, fortes et indĂ©pendantes.

Cette collection est aussi ma façon d'affirmer ma place de femme, d'embrasser ma fĂ©minitĂ©, sans peur, sans honte, sans compromis. Elle reprĂ©sente la libertĂ© d'ĂȘtre soi-mĂȘme, le pouvoir de se rĂ©approprier son corps et son image. Car ĂȘtre une femme n'est pas une faiblesse, c'est une force. C'est le courage de se relever aprĂšs chaque Ă©preuve et de transformer chaque blessure en force.

Nous sommes des guerriĂšres, des bĂątisseuses de l'avenir, des esprits libres. Nous crĂ©ons, nous ressentons, nous Ă©voluons. Et cette collection est un hommage Ă  tout cela. À la beautĂ© d'ĂȘtre une femme et Ă  la force qui rĂ©side en nous.

Avec amour,

Marso

GIRLHOOD đŸ€Ž La Collection qui a inspirĂ© ce texte.

Quand je suis en voyage, j'essaie toujours de respecter les coutumes et la culture. Donc, je me couvre et je ne m'habille pas essentiellement de la mĂȘme façon que je le ferais au Canada. Ceci Ă©tant dit, une situation m'est arrivĂ©e en voyage, et j'ai rĂ©alisĂ© Ă  quel point ce n'est pas normal de se sentir comme je me suis sentie.

J'explique : je suis venu dans ce pays pour cinq mois afin de surfer, tisser des liens avec les locaux et en apprendre plus sur la culture en restant ici longtemps. Je suis venu avec mon copain, et on habite ensemble chez une famille. Il y a un gars local qui travaille pour eux, alors il vient chaque matin. Évidemment, on parle, on apprend à se connaütre. Il est gentil, on est amis.

Un jour, je reviens du surf et j'accroche mon chapeau et mon short de surf sur la corde Ă  linge. Et lĂ , « mon ami » du moins, celui que je croyais ĂȘtre mon ami, parce que clairement, j'ai un chum et il le sait — me tape les fesses. Tout de suite, je m'exclame et je dis : Qu'est-ce que tu fais, tu ne peux pas me toucher comme ça !

Les jours suivants, je l'ignore. Je suis dans ma tĂȘte, je rejoue la scĂšne encore et encore
 Je me demande : Est-ce que c'est de ma faute ? Est-ce que j'ai envoyĂ© de mauvais signaux pour qu'il pense qu'on est plus qu'amis ? J'en parle Ă  mes amies, et je rĂ©alise Ă  quel point ce n'est pas normal qu'on se sente coupable dans ce genre de situation. Elles me confient aussi des expĂ©riences semblables qu'elles ont vĂ©cues oĂč elles se sont senties pareil.

En y repensant, je me rends compte Ă  quel point ce genre de situations est profondĂ©ment ancrĂ© dans notre sociĂ©tĂ©. On a Ă©tĂ© conditionnĂ©es Ă  croire que c'est notre faute, alors que ça ne devrait jamais l'ĂȘtre. Et quand je regarde l'histoire, je rĂ©alise que ce n'est pas si surprenant


Il n'y a pas si longtemps, nos grands-mĂšres ne peuvent mĂȘme pas ouvrir un compte en banque sans l'autorisation d'un homme. Je crois que parfois, on oublie le chemin que les femmes ont pavĂ© pour nous, pour qu'on puisse vivre aussi librement aujourd'hui. C'est surtout en voyageant que je rĂ©alise Ă  quel point ce chemin n'a pas Ă©tĂ© (et n'est toujours pas) facile partout. Dans certains pays, les femmes vivent encore ce que nos grands-mĂšres ont vĂ©cu il n'y a pas si longtemps.

Être une femme aujourd'hui, c'est vivre avec plein d'inconforts dont personne ne parle vraiment. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j'ai souvent utilisĂ© mes vĂȘtements pour me cacher. Me cacher du regard des hommes, parce que j'ai l'impression que si je montre un petit bout de peau de trop, ça va dĂ©ranger. Mais non. Aujourd'hui, j'embrasse ma fĂ©minitĂ©.

Cette collection est importante et plus féminine que d'habitude, parce que je refuse désormais de cacher ma féminité par peur du regard tordu d'un homme. C'est aussi une façon pour moi de sortir de ma zone de confort, d'affirmer pleinement mon style et d'oser porter mes créations avec confiance. On ne s'habille pas pour plaire aux hommes. On s'habille pour nous. Pour se sentir bien, pour se sentir féroce et puissant.

Cette collection, c'est ma façon de revendiquer ma place en tant que femme. De porter fiĂšrement ma fĂ©minitĂ© sans peur, sans honte. Elle reprĂ©sente la libertĂ© d'ĂȘtre soi, la puissance de se rĂ©approprier son corps et son image. Parce qu'ĂȘtre une femme, ce n'est pas une faiblesse, c'est une force. C'est avoir le courage de se relever aprĂšs chaque Ă©preuve, de transformer chaque blessure en puissance. Nous sommes des guerriĂšres du quotidien, des bĂątisseuses d'avenir, des esprits libres. On crĂ©e, on ressent, on Ă©volue. Et cette collection, c'est un hommage Ă  tout ça. À la beautĂ© d'ĂȘtre une femme, Ă  la force en nous.

Bisous,

Marso

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